Nos espaces

Nos espaces

Située au cœur de Paris, à proximité du Sénat et du jardin du Luxembourg, la Faculté de Pharmacie de Paris s’étend sur 34 000 m2 dans des bâtiments datant pour la plus grande partie de la fin du XIXe siècle.
Elle abrite des salles de cours et de travaux pratiques, quatre amphithéâtres, un jardin botanique de 3 436 m2 ainsi que des salles de prestige et un musée.
Tous ces lieux sont proposés à la location.

La brochure de nos espaces en téléchargement

Merci de nous contacter : communication@pharmacie.parisdescartes.fr.

La salle des Actes

La salle des Actes est un lieu privilégié où se déroulent les soutenances de thèses de doctorat, les séances de l’Académie nationale de Pharmacie, celle de la Société d’Histoire de la Pharmacie ainsi que des manifestations de prestige.

Plus de 90 portraits ornent ses murs classés, reflétant l’évolution de la formation des apothicaires et des pharmaciens.

Le musée François Tillequin

Le « Musée François Tillequin – collections de Matière médicale » présente des collections de laboratoire consacrées aux plantes ou parties de plante à usage médicinal. Il est localisé dans l’ancienne école de pharmacie de Paris, aujourd’hui faculté de Pharmacie de Paris de l’université Paris Descartes. Présent dans ces locaux depuis 1882, une partie des échantillons remonte cependant au XVIIIe siècle. La collection s’est ensuite considérablement étoffée au XIXe siècle grâce aux échantillons provenant des expositions universelles de 1855, 1867, 1878 et 1889 à Paris et, plus tard, grâce aux expositions coloniales. Au début du XXe siècle, le musée a ensuite acquis de nouveaux produits par le biais d’expéditions scientifiques dans les colonies françaises et dans les territoires d’outre-mer.

Aujourd’hui, le musée est considéré comme l’un des plus importants du monde et contient environ 25 000 échantillons d’origine essentiellement végétale, mais aussi quelques produits d’origine animale. Les échantillons les plus emblématiques sur le plan thérapeutique sont accompagnés de nombreux objets, souvent insolites, illustrant leur récolte, leur transport et leur emploi. Les vitrines, préservées depuis la construction du musée, ainsi que le meuble central en « pagode » hérité de l’exposition universelle de 1889 sont également remarquables.

Le cadre unique du « Musée François Tillequin – collections de Matière médicale » présente à la fois un intérêt scientifique, historique et culturel, constituant une étonnante visite.

Soutenez l’un des plus remarquable musée de plantes à usage médicinal en faisant un don via la Fondation de Paris Descartes.

Découvrir notre jardin botanique

Visites du jardin

Du printemps à l’automne, des visites commentées du jardin sont proposées par des enseignants du service de Pharmacognosie et Biologie Végétale. Il est indispensable de faire une demande au moins 15 jours à l’avance via l’adresse : jardin.botanique@pharmacie.parisdescartes.fr.

Les dates de visite sont proposées en fonction des impératifs du service et des demandes reçues.

Historique

Les plantes ont fourni et fournissent encore aujourd’hui une grande partie des médicaments utilisés en thérapeutique. Les plantes dites médicinales sont à l’origine de la pharmacie et la nécessité de disposer d’un jardin botanique pour la formation des pharmaciens s’est donc imposée depuis longtemps. Héritier du jardin des simples, le premier jardin botanique a été créé en 1628 à l’École de Pharmacie de Paris située rue de l’arbalète. Le jardin actuel date de l’installation de l’École Supérieure de Pharmacie sur les terres du couvent des Chartreux en 1882. L’organisation a été confiée au Professeur Léon Guignard qui a privilégié les plates-bandes pour présenter les différentes espèces végétales. Le jardin botanique comporte alors une surface d’environ 8000 m2 avec des bassins pour accueillir les plantes aquatiques, des serres pour recevoir les plantes tropicales d’intérêt que des botanistes aventureux avaient fait connaître ainsi qu’une zone de conifères. Les serres provenant des ateliers de Gustave Eiffel occupaient une surface initiale de 540 m2. De 1882 à 1964, le jardin conserve quasiment sa physionomie initiale, avec juste une petite amputation due à la construction du pavillon de botanique. Entre 1964 et 1967, la construction de nouveaux bâtiments réduit la surface du jardin à moins de 4000 m2 qui est la surface actuelle. Les serres ont également été réduites de moitié. Ces dernières ont été rénovées à l’identique en 2000-2001 et le jardin est continuellement restructuré avec la mise en place d’une classification botanique moderne et l’introduction ou le renouvellement d’espèces végétales d’intérêt pour l’enseignement ou la recherche.

Contexte

L’objectif principal du jardin est d’assurer une fonction pédagogique pour les étudiants en pharmacie en les formant in situ à la connaissance des plantes utilisées en pharmacie et donc à la botanique. Parmi les plantes médicinales permettant d’isoler des principes actifs de médicaments beaucoup sont toxiques comme la Digitale ou l’If. De plus, beaucoup de plantes toxiques sont présentes dans les jardins publics ou chez les pépiniéristes et doivent donc être bien connues des pharmaciens afin qu’ils puissent informer le public avec lequel ils seront en contact. Les serres permettent de disposer de ” collections ” (cactées, fougères, plantes tropicales) et de plantes médicinales nécessitant des conditions de cultures particulières.

Aujourd’hui le jardin est divisé en plusieurs zones incluant des plates-bandes suivant la systématique botanique et des plates-bandes thématiques : plantes toxiques, plantes médicinales, plantes aromatiques ou à parfum, quelques arbres remarquables sont également présents dans le jardin.

Quelques espèces d’intérêt présentes dans le jardin

La Belladone ; neurotoxique ; (Atropa belladonna ; Solanacées). C’est une herbacée vivace à baies globuleuses d’un noir brillant et à calice persistant. Les alcaloïdes tropaniques (comme l’atropine) contenus dans la Belladone sont à l’origine d’un syndrome atropinique : troubles digestifs, sécheresse buccale, mydriase, tachycardie, hyperthermie, confusion, délire, convulsions voire coma. L’atropine a servi de modèles à de nombreux médicaments parasympatholytiques (c’est-à-dire qui diminuent ou inhibent l’effet de la stimulation des fibres nerveuses du système parasympathique). L’atropine sert en ophtalmologie pour la réalisation des fonds d’œil. Confusion : les baies de la Belladone sont parfois confondues avec les myrtilles. Celles-ci n’ont pas de calice persistant. Pour en savoir plus.

Le Laurier-rose ; cardiotoxique ; (Nerium oleander ; Apocynacées). C’est un arbuste avec des feuilles coriaces et persistantes, allongées, souvent groupées par 3. Les fleurs sont roses, rouges ou blanches selon les variétés. Toutes les parties de la plante sont toxiques, surtout les feuilles et les racines. Cette toxicité est due à la présence d’hétérosides cardiotoniques comme l’oléandrine. Les symptômes sont des troubles digestifs, neurosensoriels, mais aussi cardiaques. Confusion : les feuilles du Laurier-rose peuvent être confondues avec celles de l’Eucalyptus dont l’odeur est caractéristique. Pour en savoir plus.

Le Bouillon-blanc (Verbascum thapsus ; Scrophulariacées) contient des mucilages qui sont des adoucissants et émollients naturels, et qui ont la particularité de transformer les sucres en une sorte de gel protecteur. Il contient également des saponosides qui sont des expectorants. L’action combinée de ces deux composants fait que l’action du Bouillon-blanc est très efficace contre les infections pulmonaires et bronchiques légères. Il entre dans la composition des tisanes pectorales avec six autres espèces végétales : Violette, Tussilage, Pied de Chat, Coquelicot, Mauve sauvage et Guimauve officinale. Pour en savoir plus.

Le Souci ou Souci officinal (Calendula officinalis ; Astéracées) est une herbacée souvent cultivée comme annuelle, à fleurs jaune-orangé. Le souci est une plante tinctoriale ; il produit une couleur jaune crème, obtenue par une décoction de ses fleurs. Les propriétés thérapeutiques du souci sont connues depuis longtemps. Il a des propriétés anti-inflammatoires, anti-œdémateuses, anti-oxydantes, anti-virales, anti-tumorales et immunomodulatrices. Pour en savoir plus.

Exemple d’arbres remarquables Un arbre peut être remarquable pour sa taille, sa rareté, sa longévité ou son intérêt (pharmaceutique). Le jardin dispose d’une collection d’arbres remarquables répondant à ces critères. Ainsi, par leur taille, le Tilleul argenté (Tilia tomentosa , Malvacées) et le Platane (Platanus x acerifolia , Platanacées) présents dans le jardin sont impressionnants. Le Xanthoceras sorbifolia (Sapindacées ; originaire de Chine) ainsi que l’Érable de Montpellier (Acer monspessulanum , Sapindacées) sont rares dans cette partie de la France mais sont bien acclimatés dans le jardin. Enfin, le Ginkgo biloba est un arbre emblématique de la pharmacie.

La galerie Valette

La galerie des pots regroupe des dons reçus par la Société d’Histoire de la Pharmacie et par la faculté de Pharmacie de Paris. Un des principaux donateurs fut un pharmacien nommé Charles Fialon dont le buste de bronze peut être observé dans la salle.

Plaquette de la galerie des pots en téléchargement