« Générations Alumni » met en lumière les parcours d’anciens étudiant.es de la Faculté de Pharmacie de Paris et illustre la richesse et la variété des carrières auxquelles conduisent les études de pharmacie.

 

Pour ce quatrième numéro, nous sommes allés à la rencontre de Naomi, aussi connue sous le nom de « Pharmacienne de poche » sur les réseaux sociaux. Diplômée de la promotion 2024, elle nous a parlé de son activité officinale, de sa présence sur les réseaux sociaux, de ses formations et surtout du jeu de société qu’elle a créé visant à valoriser l’expertise dermocosmétique auprès du grand public et des étudiants en phrarmacie : « Cosmethode ».

© Cosmethode

Une pharmacienne aux multiples casquettes

Aujourd’hui pharmacienne d’officine, Naomi est également connue sur les réseaux sociaux sous le nom de « Pharmacienne de poche ». À travers ses publications, elle partage des conseils en dermocosmétique et aide les consommateurs à mieux comprendre les produits de skincare afin de faire des choix éclairés. Cette activité de vulgarisation est née d’une conviction : la pharmacie est un domaine vaste qui dépasse largement le médicament.

 

« Je partage des conseils dermocosmétiques pour permettre aux consommateurs de mieux choisir leurs produits de skincare. »

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Un jeu pour apprendre la dermo-cosmétique autrement

Dans la continuité de cette démarche, Naomi a conçu un jeu de société pédagogique consacré à l’univers de la skincare. Structuré autour de plusieurs thématique (les actifs, les formes galéniques et les routines de soins) il a été imaginé pour faciliter l’apprentissage des étudiants et jeunes professionnels de santé. L’idée lui est venue à la suite de ses études en pharmacie.

 

« Quand on est étudiant, on ne connaît pas forcément très bien tout ce qui est parapharmacie, car on se concentre davantage sur les médicaments. »

 

Son objectif est donc de permettre aux futurs pharmaciens d’acquérir plus tôt des connaissances pratiques dans un domaine très demandé en officine.

 

« Ce jeu permet aux étudiants d’être formés et polyvalents dès le début de leur vie professionnelle. »

De la santé publique à l’entrepreneuriat

 

Avant d’exercer en officine, Naomi a construit un parcours riche et diversifié. Après un Master 1 en santé publique, elle découvre le secteur industriel puis poursuit avec un Master 2 en management des opérations cliniques à Montpellier. Ses expériences de stage à l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) puis dans une start-up lui permettent d’explorer d’autres facettes du métier de pharmacien et d’éveiller son goût pour l’entrepreneuriat.

 

« J’ai adoré ce côté entrepreneurial et c’est pour cette raison que j’ai décidé de faire plusieurs choses en même temps. »

 

Aujourd’hui, elle combine ainsi son activité officinale avec ses projets entrepreneuriaux (jeu et formations) et sa présence sur les réseaux sociaux. Elle souhaite transmettre un message important aux étudiants : osez explorer les possibilités de la pharmacie. Pour Naomi, la profession offre de nombreuses opportunités et ne doit pas être réduite à une image unique.

 

« Il faut arrêter de croire que la pharmacie d’officine se résume à rester dans une pharmacie et à délivrer des ordonnances toute la journée. »

 

Elle les encourage à explorer les différentes voies qui s’offrent à eux et à construire un parcours qui leur ressemble.

 

« On peut faire plein de choses, se renouveler au quotidien. La preuve, j’ai fait un parcours en industrie, aujourd’hui je travaille en officine et je conserve en parallèle mon activité entrepreneuriale. »

 

Son souvenir marquant de la faculté : le CSP

 

Interrogée sur un souvenir à la Faculté de Pharmacie de Paris, Naomi évoque le CSP (Certificat de Synthèse Pharmaceutique), un exercice incontournable qui a marqué et marque toujours de nombreuses générations d’étudiants.

 

« On a une adrénaline permanente. Il faut tout avoir en tête pour le jour de l’examen alors que cela ne dure qu’une trentaine de minutes. »

 

Si la préparation est intense, la satisfaction l’est tout autant une fois l’épreuve réussie.

 

« À la fin, on est tellement fier d’avoir validé l’examen avec une note A ou B. »

 

Et parce qu’aucun témoignage étudiant ne serait complet sans une anecdote, Naomi partage son meilleur allié lors du CSP :

 

« Ce qui m’a sauvée le jour du CSP, c’était Thériaque* ! Utilisez vraiment Thériaque, il y a énormément de réponses utiles pour réussir cette épreuve. »

 

*Thériaque est une banque de données sur tous les médicaments disponibles en France, destinée aux professionnels de santé.

 

Entre officine, pédagogie, entrepreneuriat et communication digitale, Naomi illustre parfaitement la diversité des parcours qu’offre aujourd’hui la pharmacie. Un témoignage inspirant pour les étudiants qui souhaitent construire une carrière à leur image, en explorant toutes les facettes d’une profession en constante évolution.

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