Le service de Formation Continue a rencontré Laurent Chouchana, Pharmacologue spécialisé en pharmacovigilance, figure reconnue de la sécurité du médicament en France. Il exerce à l’hôpital Cochin, au sein du Centre régional de pharmacovigilance (CRPV), dont il assure la responsabilité. Ces structures régionales, basées dans des centres hospitalo-universitaires, constituent un maillon essentiel du dispositif national de surveillance des effets indésirables médicamenteux, en lien étroit avec les autorités sanitaires.

Ancien interne des hôpitaux en pharmacie, docteur en pharmacologie, Laurent Chouchana a construit son parcours à l’interface de la pharmacologie, de la clinique et de la santé publique.

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Ancien interne des hôpitaux en pharmacie, docteur en pharmacologie, Laurent Chouchana a construit son parcours à l’interface de la pharmacologie, de la clinique et de la santé publique. Son activité quotidienne est centrée sur l’évaluation du risque médicamenteux, l’analyse des notifications spontanées, l’identification des signaux de sécurité et leur interprétation dans un cadre à la fois clinique, réglementaire et populationnel. Il contribue activement aux échanges avec l’Agence nationale de sécurité du médicament et aux dispositifs de décision en matière de sécurité du médicament.

Parallèlement à son activité hospitalière, Laurent Chouchana développe une activité scientifique soutenue. Ses travaux de recherche, diffusés dans la littérature internationale, portent notamment sur la sécurité des médicaments chez la femme enceinte et chez l’enfant. Il emploi pour cela des méthodes de pharmacovigilance et de pharmacoépidémiologie. Il travaille également sur l’évolution des systèmes de surveillance dans un contexte d’innovation thérapeutique rapide et d’augmentation massive des données de vie réelle.

Très engagé dans la formation des professionnels de santé, il coordonne le Diplôme Universitaire de Pharmacovigilance et sécurité du médicament de l’Université Paris Cité. Cette formation universitaire professionnalisante, unique en Île-de-France, répond à des besoins croissants en compétences spécialisées dans un champ en constante évolution. Elle s’adresse à un public large — pharmaciens, médecins, scientifiques du médicament — et mobilise des intervenants issus du monde hospitalier, académique, industriel et des autorités sanitaires.

Dans un contexte marqué par l’essor des médicaments innovants, le renforcement des exigences réglementaires, l’augmentation des signalements d’effets indésirables et le développement de l’automatisation et de l’intelligence artificielle, sans oublier l’intérêt du grand public pour les sujets de sécurité sanitaire, la pharmacovigilance est devenue une discipline dont les enjeux sont majeurs.

L’entretien qui suit revient sur le parcours de Laurent Chouchana, sur les fondements et les enjeux contemporains de la pharmacovigilance, et sur le rôle central de la formation universitaire pour préparer les professionnels aux défis actuels et futurs de la sécurité du médicament.

 

Vous êtes pharmacologue, spécialiste reconnu de la pharmacovigilance, et vous coordonnez aujourd’hui le DU Pharmacovigilance et sécurité du médicament à l’Université Paris Cité. Pouvez-vous revenir brièvement sur votre parcours et sur ce qui vous a conduit à investir ce champ stratégique de la sécurité du médicament ?

J’ai une formation initiale de pharmacien, ancien interne des hôpitaux, que j’ai ensuite complétée par un doctorat en pharmacologie. Ce double ancrage, à la fois hospitalier et académique, m’a naturellement conduit vers la pharmacovigilance, qui est un champ central de la pharmacologie dédié à l’évaluation de la sécurité des médicaments.

J’exerce depuis maintenant une dizaine d’années à l’hôpital Cochin, au sein du Centre régional de pharmacovigilance, dont je suis aujourd’hui le responsable. Les centres régionaux de pharmacovigilance sont des structures hospitalo-universitaires, intégrées aux CHU, avec une double mission : une activité hospitalière, mais aussi une couverture territoriale sur un périmètre géographique donné.

Mon activité quotidienne consiste à analyser la masse de signalements et de questions que nous recevons, afin d’identifier de nouveaux effets indésirables et d’évaluer des situations susceptibles de poser un problème de santé publique. Ce travail repose sur une expertise pharmacologique et médicale approfondie, car la pharmacovigilance est une discipline médicalisée, animée par des pharmacologues médicaux.

Enfin, cette activité s’inscrit dans un cadre règlementaire structuré, en lien étroit avec les autorités sanitaires, notamment l’Agence nationale de sécurité du médicament. L’objectif est de faire remonter, de manière rigoureuse et argumentée, des informations pertinentes en matière de sécurité du médicament, afin d’éclairer la décision publique et de contribuer à la protection des patients.

Le DU s’inscrit dans un contexte de besoins croissants en compétences spécialisées en pharmacovigilance : innovation thérapeutique, exigences réglementaires renforcées, surveillance post-AMM. Pourquoi la pharmacovigilance est-elle devenue un enjeu central des systèmes de santé aujourd’hui, en France comme à l’international ?

La pharmacovigilance est un enjeu central des systèmes de santé parce qu’elle concerne la sécurité des médicaments tout au long de leur cycle de vie, depuis leur développement jusqu’à leur mise sur le marché, et bien au-delà, pendant toute leur utilisation en conditions réelles. La pharmacovigilance permet aux autorités sanitaires de prendre des décisions éclairées : adapter des recommandations, encadrer l’utilisation d’un médicament, mettre en place des mesures de gestion du risque, voire suspendre ou restreindre une indication. Elle reflète l’usage des médicaments dans des conditions beaucoup plus larges et hétérogènes que les essais cliniques, en s’intéressant notamment aux populations peu représentées dans les essais, comme les personnes âgées, les patients polypathologiques ou certaines populations spécifiques.

Cet enjeu est aujourd’hui renforcé par l’innovation thérapeutique. Les médicaments sont de plus en plus « techniques », nous voyons arriver des médicaments de plus en plus complexes, notamment les médicaments des biothérapies ou biomédicaments, des thérapies innovantes, comme les thérapies géniques ou les CAR-T cells. Ces innovations ouvrent des perspectives majeures, mais elles posent aussi de nouveaux défis en matière de sécurité, car leurs effets indésirables peuvent être rares, retardés ou spécifiques de certaines populations.

Par ailleurs, la pharmacovigilance évolue dans un environnement profondément transformé par les données. Nous sommes passé d’un monde où les notifications étaient rares, au monde de la données ! L’accès aux grandes bases de données de santé permet aujourd’hui d’analyser des volumes d’informations de plus en plus importants. L’enjeu n’est pas seulement de disposer de ces données, mais de savoir les exploiter correctement pour améliorer les connaissances sur la sécurité des médicaments et éclairer la décision publique. À l’échelle internationale, on observe également une augmentation majeure des signalements d’effets indésirables, liée au développement d’une véritable culture du signalement, aussi bien chez les professionnels de santé que chez les patients. Cela implique un besoin accru de compétences pour analyser, qualifier et interpréter ces signalements, afin d’en tirer des informations pertinentes en matière de santé publique.

Enfin, le cadre réglementaire évolue de façon régulière, en France comme au niveau européen et international. Les professionnels doivent donc maintenir leurs connaissances à jour dans un champ à la fois scientifique, technique et réglementaire en constante mutation.

C’est l’ensemble de ces évolutions — innovation thérapeutique, explosion des données, augmentation des signalements et exigences réglementaires renforcées — qui font de la pharmacovigilance un pilier essentiel des systèmes de santé aujourd’hui, et qui justifient pleinement le développement d’une formation spécialisée et professionnalisante comme le DU Pharmacovigilance et sécurité du médicament.

Le programme débute par les principes, l’organisation et les bases réglementaires de la pharmacovigilance, en France et en Europe, ainsi qu’un retour sur les grandes crises sanitaires. Pouvez vous donner quelques exemples? En quoi cette compréhension institutionnelle et historique est-elle indispensable pour exercer aujourd’hui en pharmacovigilance ?

Oui, on commence volontairement par ces bases, parce que la pharmacovigilance s’est construite à partir de crises sanitaires majeures, et la plus emblématique reste évidemment celle de la thalidomide. C’est vraiment l’exemple fondateur : un médicament prescrit à des femmes enceintes, considéré comme sûr avec les connaissances de l’époque, et qui a entraîné des malformations extrêmement graves chez des milliers d’enfants. Cette catastrophe a profondément marqué l’histoire du médicament et a conduit à la structuration des systèmes modernes de pharmacovigilance. Cet exemple permet de comprendre pourquoi la sécurité du médicament est une responsabilité collective, organisée, et pourquoi elle ne peut pas reposer uniquement sur les essais cliniques ou sur la bonne volonté des acteurs. C’est à partir de là que se sont mises en place des règles, des obligations de déclaration, et une organisation institutionnelle, en France comme en Europe.

Dans la formation, on explique très concrètement comment fonctionne aujourd’hui ce système : le rôle des centres régionaux de pharmacovigilance, de l’ANSM, les liens avec l’Agence européenne du médicament, et la façon dont un signal peut émerger localement avant de conduire à une décision réglementaire plus large. Comprendre cette organisation est essentiel pour savoir comment agir, à qui transmettre une information, et comment elle sera utilisée. Revenir sur ces crises, anciennes ou plus récentes, permet aussi de donner du sens aux règles actuelles. Ce ne sont pas des contraintes abstraites : elles sont le résultat d’événements graves, parfois dramatiques, qui ont montré ce qui se passe quand les systèmes de surveillance sont insuffisants ou trop tardifs.

Pour exercer aujourd’hui en pharmacovigilance, il faut donc à la fois connaître les outils scientifiques, mais aussi comprendre cette histoire, ce cadre institutionnel et réglementaire. C’est ce qui permet d’avoir une pratique responsable, rigoureuse, et surtout utile pour la santé publique

Une large partie du DU est consacrée à la notification spontanée et à l’analyse clinique des cas. Comment passe-t-on concrètement d’un cas individuel à l’identification d’un signal de sécurité, et en quoi la formation vise-t-elle à améliorer la qualité des déclarations pour renforcer la pertinence des décisions de santé publique ?

En pharmacovigilance, tout part toujours d’un cas individuel. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, un signal de sécurité ne repose pas nécessairement sur un grand nombre de cas : un petit nombre de cas, s’il est bien documenté et bien analysé, peut suffire à faire émerger un signal. C’est vraiment un point fondamental de la discipline.

Concrètement, passer d’un cas individuel à un signal de sécurité repose avant tout sur la qualité de l’analyse clinique et pharmacologique. Lorsqu’un effet indésirable est signalé, il ne s’agit pas simplement d’enregistrer une information, mais de reconstituer une véritable observation clinique : le contexte du patient, ses antécédents, les traitements associés, la chronologie des événements, l’évolution après l’arrêt ou la reprise du médicament. Cette démarche est très proche du raisonnement médical. Le problème aujourd’hui, et de toujours d’ailleurs, c’est que de nombreuses notifications spontanées sont incomplètes, notamment celles transmises via les portails de déclaration. Le rôle des centres régionaux de pharmacovigilance est alors d’enrichir cliniquement ces cas, en recontactant les déclarants, en récupérant des éléments médicaux complémentaires et en replaçant chaque observation dans son contexte. C’est cette étape qui permet de transformer une déclaration brute en un cas exploitable sur le plan scientifique et de santé publique.

Le DU a précisément pour objectif de former les professionnels à cette exigence. Nous insistons beaucoup sur l’analyse clinique des cas, sur l’imputabilité, sur le codage, mais surtout sur la capacité à poser les bonnes questions et à structurer une observation. L’idée est de donner aux participants les outils pour comprendre ce qui fait la valeur d’un cas en pharmacovigilance.

En améliorant la qualité des déclarations et la capacité d’analyse des professionnels, on améliore directement la détection des signaux de sécurité et, par conséquent, la pertinence des décisions prises par les autorités sanitaires. C’est un enjeu majeur de santé publique, et c’est vraiment le cœur du DU Pharmacovigilance et sécurité du médicament. 

Le programme aborde de façon détaillée les atteintes médicamenteuses par organe, y compris chez des populations spécifiques comme l’enfant ou la femme enceinte. En quoi cette approche clinique est-elle essentielle pour améliorer la gestion du risque dans les hôpitaux, les cliniques et les structures de soins ?

Cette approche clinique par atteintes médicamenteuses est essentielle parce que, dans la réalité des soins, les effets indésirables ne se présentent jamais de façon abstraite. Ils se manifestent toujours à travers des atteintes d’organes, des tableaux cliniques précis, et souvent chez des patients particulièrement vulnérables. Dans les hôpitaux, les cliniques et plus largement dans les structures de soins, la gestion du risque médicamenteux repose sur la capacité des professionnels à reconnaître rapidement qu’un symptôme peut être lié à un médicament. Or, cela suppose de bien connaître les profils d’atteintes possibles : atteintes hépatiques, rénales, cardiaques, neurologiques, cutanées, mais aussi leurs présentations atypiques.

Cette dimension est encore plus critique chez certaines populations spécifiques, comme l’enfant ou la femme enceinte. Chez ces patients, les données issues des essais cliniques sont souvent limitées voire inexistantes, et les risques sont , de manière logique, moins bien acceptés. Un effet indésirable peut avoir des conséquences graves, voire irréversibles, et la vigilance doit être renforcée. Former les professionnels à ces situations particulières est donc indispensable pour sécuriser les prises en charge.

L’intérêt de cette approche clinique, c’est qu’elle permet d’améliorer très concrètement la gestion du risque au quotidien. Elle aide les professionnels à poser les bonnes questions, à identifier plus rapidement un lien possible avec un médicament, à adapter un traitement ou à orienter vers une prise en charge spécialisée. Elle favorise aussi une meilleure communication entre les équipes médicales, pharmaceutiques et de pharmacovigilance.

Le DU intègre un volet d’initiation à la pharmacoépidémiologie. Comment articule-t-on aujourd’hui les données de pharmacovigilance avec des données épidémiologiques, et pourquoi cette combinaison est-elle stratégique pour la surveillance de la sécurité des médicaments et la prise de décision?

Aujourd’hui, la pharmacovigilance et la pharmacoépidémiologie sont deux approches complémentaires qui ne peuvent plus être pensées séparément. La pharmacovigilance permet d’identifier des signaux de sécurité à partir de cas individuels, parfois très précoces, tandis que la pharmacoépidémiologie permet de replacer ces signaux dans une dimension populationnelle, à partir de données de vie réelle.

Concrètement, l’articulation se fait en deux temps. Un signal peut émerger à partir de notifications spontanées ou d’analyses cliniques menées dans les centres de pharmacovigilance. Une fois ce signal identifié, les études de pharmacoépidémiologie — comme par exemple celles fondées sur le SNDS ou sur des registres ou entrepôts de données — permettent d’en mesurer l’ampleur, d’identifier des facteurs de risque ou d’évaluer l’impact à l’échelle d’une population par exemple. Cette combinaison est stratégique pour le pilotage du système de santé, car elle permet de passer d’une alerte clinique à une évaluation objectivée du risque.

Dans le DU, l’objectif est précisément de donner aux professionnels les clés pour comprendre cette articulation et savoir interpréter une étude de pharmacoépidémiologie, comprendre ce que peuvent apporter — et ce que ne peuvent pas apporter — les données épidémiologiques, et être capable de dialoguer avec ces différents outils. C’est cette capacité à croiser les approches qui est aujourd’hui essentielle pour une prise de décision robuste en matière de sécurité du médicament et de santé publique. 

Les intervenants du DU viennent du monde académique, hospitalier, industriel et des autorités sanitaires. En quoi cette diversité de profils est-elle un atout pédagogique, et que dit-elle de la réalité des métiers de la pharmacovigilance aujourd’hui ?

La diversité des profils des intervenants est un atout pédagogique majeur, parce qu’elle reflète très fidèlement la réalité des métiers de la pharmacovigilance aujourd’hui. La pharmacovigilance n’est pas un champ cloisonné : elle se situe au croisement du monde académique, hospitalier, industriel et réglementaire, et ces différents secteurs interagissent en permanence.

Sur le plan pédagogique, cette diversité permet aux étudiants de confronter les points de vue, de mieux comprendre les enjeux de chaque acteur et d’éviter une vision partielle ou théorique de la pharmacovigilance. Elle prépare aussi très concrètement aux réalités professionnelles, où les carrières sont souvent mobiles et où les interactions entre secteurs sont constantes. Cette pluralité de profils montre enfin que la pharmacovigilance est un champ en pleine évolution, avec des besoins croissants en compétences spécialisées dans tous les secteurs du système de santé. Former les étudiants à cette diversité, c’est les préparer à s’inscrire durablement dans un environnement professionnel complexe, exigeant et fortement structuré autour des enjeux de santé publique.

Le DU s’adresse à des pharmaciens, médecins, internes et scientifiques du médicament. Quels sont aujourd’hui les principaux débouchés professionnels après cette formation ? Et, dans un contexte où la pharmacovigilance évolue vers davantage d’automatisation et d’intelligence artificielle, comment le DU prépare-t-il les professionnels aux enjeux de demain tout en préservant l’expertise clinique et pharmacologique ?

Le DU Pharmacovigilance et sécurité du médicament s’adresse à un public volontairement large — pharmaciens, médecins, scientifiques du médicament — parce que la pharmacovigilance est aujourd’hui un champ transversal, qui concerne de nombreux secteurs du système de santé.

En termes de débouchés professionnels, les perspectives sont multiples. À l’hôpital, les diplômés peuvent intégrer ou renforcer des équipes de centres régionaux de pharmacovigilance, des services de pharmacologie clinique, des structures de gestion du risque médicamenteux. Dans l’industrie pharmaceutique, les compétences acquises sont directement mobilisables dans les départements de pharmacovigilance, où les besoins sont croissants. Le DU ouvre également des perspectives au sein des agences sanitaires, nationales ou internationales.

Cependant, ces outils ne peuvent pas se substituer à l’expertise humaine. La pharmacovigilance repose fondamentalement sur une analyse clinique et pharmacologique fine, sur la capacité à contextualiser un cas, à évaluer une imputabilité et à interpréter un signal. L’intelligence artificielle doit rester au service de cette expertise, en accompagnant la décision, mais sans jamais remplacer le raisonnement médical et pharmaceutique.

Former des professionnels capables de comprendre, d’utiliser et de questionner ces technologies, tout en conservant une expertise humaine forte, est aujourd’hui un enjeu majeur pour garantir la sécurité du médicament et la pertinence des décisions de santé publique.

Si vous deviez résumer en une phrase ce que la pharmacovigilance apporte à la sécurité des patients et à la performance du système de santé, quelle serait-elle ? Peut-on aujourd’hui piloter un système de santé moderne sans une pharmacovigilance solide et structurée ?

La pharmacovigilance, c’est ce qui permet de garantir que les médicaments, qui sont des outils essentiels du soin mais aussi des produits à risque, restent sûrs tout au long de leur utilisation réelle, et que les décisions de santé publique reposent sur une analyse rigoureuse et actualisée des risques.

On ne peut aujourd’hui ni protéger efficacement les patients, ni piloter un système de santé moderne, sans une pharmacovigilance solide, structurée et intégrée aux décisions. C’est un pilier indispensable de la sécurité du médicament, de la confiance dans le système de soins et de la performance globale du système de santé.

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