Le Hall des étudiants de la Faculté de Pharmacie de Paris accueille depuis le 14 mars 2022 les restauratrices de l’atelier de Marion Boyer pour un projet de grande ampleur : la restauration des 4 œuvres picturales de Charles Dufresne.

Les restauratrices de l’atelier de Marion Boyer.

© Faculté de Pharmacie de Paris

Depuis 2015, un programme de réhabilitation des œuvres patrimoniales de la Faculté de Pharmacie de Paris a permis la rénovation de plusieurs œuvres emblématiques de l’histoire architecturale de la Faculté.

Grâce à de nombreux mécènes et à une dynamique de valorisation du patrimoine artistique et culturel portée par le Doyen honoraire Jean-Michel Scherrmann, plusieurs œuvres ont été rénovées et exposées au sein de la Faculté : les 5 peintures de Marcel Gromaire, les peintures murales d’Albert Besnard, la sculpture de François Stahly et dernièrement le vitrail d’Emile Hirsch.

Aujourd’hui, c’est au tour des 4 tableaux de Charles Dufresne d’être restaurés.

Ces peintures, datant de 1938, étaient à l’origine placées dans l’amphithéâtre Guignard, suite à une commande d’état, tout comme les Gromaire qui décoraient l’amphithéâtre Moisan.
Les 5 toiles ont été décrochées en 1965 pour la rénovation de l’amphithéâtre et entreposées enroulées dans une cave. Ce n’est que récemment qu’elles ont été retrouvées et quatre d’entre elles sont à présent en cours de restauration par l’atelier de Marion Boyer.

La restauration va durer environ 4 mois. Un reportage photographique des différentes techniques utilisées sera affiché régulièrement par les restauratrices.
N’hésitez pas à passer les voir !

 

Qui était Charles Dufresne ?

Né en 1876, Charles Dufresne suit une formation de graveur à l’Ecole des Beaux-Arts. Ses premières œuvres graphiques, croquent sur le vif des scènes de théâtre, de cirque ou de bals parisiens.

En 1910, Dufresne, titulaire d’une bourse pour la Villa Abd-el-Tif, part en Algérie, et s’oriente vers une peinture décorative et imaginaire, vivement colorée. Cette période orientaliste est interrompue par l’expérience de la Première Guerre mondiale. Influencé par le cubisme, il dessine des scènes de combat fortement construites, dans une palette assombrie.

Après 1918, la couleur réapparaît avec une intensité nouvelle dans des œuvres synthétisant de manière très personnelle les leçons du fauvisme et celles du cubisme.

Vers 1930 enfin, il se tourne vers de larges compositions mythologiques, animées de mouvements baroques et d’un lyrisme éclatant. A cette époque, Dufresne livre aussi des décors pour le théâtre de Chaillot, construit en 1937.

C’est en 1938 qu’il est chargé de la décoration de l’amphithéâtre Guignard de la faculté de Pharmacie de Paris avec 5 peintures murales de 3,50 m x 2,15 m, dont deux études sont exposées au musée de l’Annonciade à Saint-Tropez.

Les 5 toiles sont décrochées en 1965 pour la rénovation de l’amphithéâtre. L’une d’entre elle a été prêtée par le Doyen Rousselet à la Faculté de Pharmacie de Chatenay Malabry. Les quatre autres sont en cours de restauration.

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